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Agios : des frais plafonnés pour tous ?

Posté le : 09/07/2018

Incident de paiement, rejet de chèque et de prélèvement, facturation de la commission d'intervention... Voilà quelques-uns des frais contre lesquels militent l'Union nationale des associations familiales (Unaf), l'UFC-Que Choisir, Familles Rurales et la fédération « banques & assurances » ainsi que la CGT. Le 12 juin François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, s'est prononcé en faveur d'une limitation des agios. Les banques sont, alors, fortement encouragées à plafonner leurs frais bancaires liés aux différents incidents. Toutefois, ces dernières projettent de restreindre cette faveur aux clients les plus fragiles. Mais cela n'est pas suffisant pour les associations et syndicat cités précédemment qui souhaitent que ce bénéfice profite à tous les clients bancaires. L'Unaf, l'UFC-Que choisir, Familles Rurales et la CGT ont conjointement signé un communiqué de presse sur lequel reposent leurs revendications.

Limitation des frais d'incidents : seulement 350,000 clients actuellement concernés

Si le plafonnement des frais bancaires liés aux incidents apparaît comme une révolution pour les détenteurs de comptes, il faut savoir que ce nouvel usage ne concerne, à l'heure actuelle, que 350,000 personnes ; des clients profitant du forfait de services à trois euros du fait de leur situation financière délicate. Et c'est ce chiffre faible qu'associations et syndicat pointent du doigt en demandant à ce que le nouveau système profite à tous les consommateurs. Les signataires mettent également l'accent sur les 6,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires que représentent les frais d'incidents pour les établissements bancaires.

Le montant du plafonnement encore inconnu

En plus de ne concerner qu'une minorité de clients bancaires, le montant du plafonnement des agios reste encore inconnu. Les rumeurs laissent à croire que les frais ne pourraient plus dépasser les 500 euros par an.
Pour minimiser les frais bancaires, les signataires du communiqué demandent également aux établissements financiers de mettre en place des actions de prévention et de sensibilisation, tant auprès des clients que des conseillers bancaires.
Finalement, l'Unaf, l'UFC-Que Choisir, Familles Rurales et la CGT exigent des banques une plus grande transparence quant à leurs pratiques ; le calcul des agios et la définition des incidents demeurant encore flous pour une partie des clients bancaires.